L’hiver nest pas, et de loin, la meilleure période pour savourer les moules élevées en Baie de Somme. Eaux pauvres et froides, croissance trop lente, demande trop faible, la production locale est souvent remplacée par des moules venues de Normandie, de Hollande, d’Espagne ou d’Irlande.
Attendez donc les beaux jours d’avril et profitez des dernières semaines de la coquille Saint Jacques non surgelée, qui elle, est au mieux de sa forme.
Ce magnifique coquillage bivalve vit non pas en Baie de Somme, mais notamment sur les fonds sablo-caillouteux de la Baie de Seine. Les lieux de pêche sont facilement accessibles depuis le Tréport où est amarrée l’essentiel de la flotte crotelloise.
Sa pêche, très règlementée et surveillée, se pratique à l’aide de « dragues », sorte d’immenses et lourds rateaux prolongés d’une poche en mailles d’acier. Plusieurs de ces engins sont ainsi trainés derrière le bateau par périodes de 3 quarts d’heure. Rapportées à terre, les coquilles sont épluchées pour ne conserver que la noix et le corail, particulièrement charnu à cette époque. Il faut compter à peu près 1 kg de coquilles entières par personne.
Les recettes pour les déguster ne manquent pas, mais si vous voulez profiter pleinement de leur subtile saveur, contentez-vous donc de quelques ingrédients tout simples, beurre demi-sel, citron, persil, une pointe d’échalote, sans oublier bien sûr, le petit vin blanc en accompagnement.





